• Hortense

Sortir de la culpabilité

Combien de fois décidons nous de nous « reprendre en main » et d’arrêter le chocolat par exemple et combien de fois au bout de quelques jours nous enfilons-nous la tablette, discretos dans la voiture ?


Le problème c’est que l’action est faite, le chocolat engloutit, et qu’au lieu d’en rester là on ressasse et on se dit que vraiment on est trop nulle, qu’on n’y arrivera jamais et on rentre dans le cercle de la culpabilité.


On fait toutes la même chose je vous rassure, vous êtes loin d’être seule si vous ressentez de la culpabilité après avoir mangé la tablette en entier.


L’erreur cependant c’est de vous taper dessus pendant des jours et de rester coincée dans cette culpabilité, parfois allant même jusqu’à vous punir et à rentrer dans un cercle de restriction/compensation.


Comme la nature est bien faite, la culpabilité n’est pas là juste pour nous embêter et on peut arrêter de se taper dessus et même apprendre de ce genre de situation et en faire une occasion de grandir et d’avancer.


C’est de cette culpabilité dont on va parler aujourd’hui pour que vous ayez des clés pour la comprendre et surtout pour sortir de cette émotion, une fois comprise, car rester coincée dedans ne vous amène rien de bon.


1- Définition


D’un point de vue juridique la culpabilité est (d’après le Larousse) état de quelqu’un qui est coupable d’une infraction ou d’une faute.




Mais la culpabilité dont on parle aujourd’hui, c’est le sentiment de faute ressenti par un sujet que celle-ci soit réelle ou imaginaire.


La culpabilité n’est donc pas une vérité générale mais une émotion qui vient de nos pensées, nous avons la pensée que nous avons fait quelque chose de mal et donc nous commençons à ressentir de la culpabilité.


La culpabilité que l’on ressent ne correspond pas à la réalité mais à nos pensées !


2- Fuir l’inconfort pour plus d’inconfort


Ce qui est intéressant lorsque l’on galère avec la nourriture c’est que l’on mange souvent pour fuir ses émotions désagréables.


Manger permet de ne pas avoir à ressentir l’émotion désagréable qui survient et nous amène du plaisir (merci la dopamine) qui vient nous faire oublier notre inconfort.




Nous mangeons donc pour ne pas ressentir d’inconfort.


Or lorsque l’on est dans une démarche de perte de poids, nous ne voulons plus de ces comportements et du coup nous nous mettons, à chaque fois qu’ils se reproduisent, à ressentir de la culpabilité, émotion désagréable et donc un inconfort.


C’est intéressant de réaliser que nous cherchons à fuir un inconfort (fatigue, stress, tristesse, frustration) pour finalement en générer un (la culpabilité).


Cela vaut le coup de se demander quel inconfort il vaut mieux choisir, celui qui nous amène un message (l’émotion désagréable) ou bien celui que l’on se créé après avoir voulu fuir l’autre…


3- Le message de la culpabilité


Comme toutes nos émotions, la culpabilité a un message à nous faire passer.


Le message qui se cache derrière la culpabilité est que nous avons fait quelque chose pour lequel nous nous sentons fautives, c’est intéressant d’aller voir de quoi il s’agit.


On troque ici le jugement en arrêtant de se répéter qu’on est trop nulles et on regarde avec curiosité ce qu’il a bien pu se passer.


Quand on ressent de la culpabilité, c’est intéressant de se pencher sur l’action qui nous a fait ressentir cette culpabilité et les pensées que l’on a par rapport à cette action, le jugement que l’on porte dessus.


4- J’ai le droit de me sentir coupable


Une fois que l’on a regardé du côté de ses actions et de ce qui a engendré le sentiment de culpabilité, on peut se poser une question cruciale : est-ce que je suis d’accord avec ma culpabilité ?


Si je décide que je suis d’accord et que je souhaite me sentir coupable dans ce genre de situation, on peut alors se demander comment réparer cela (si c’est réparable) ou comment éviter que cela ne se reproduise.


On peut se demander aussi quels avantages l’on a à rester dans la culpabilité et à se taper dessus. Nous pouvons reconnaître notre culpabilité et l’accepter tout en acceptant que l’on est humain et chercher à tirer des enseignements de cette expérience plutôt qu’à juste se répéter qu’on est nulle.


5- J’ai le droit de ne pas me sentir coupable


Si l’on se demande si l’on est d’accord avec sa culpabilité, cela veut dire que la réponse peut-être non.


J’ai le droit de ressentir de la culpabilité sur le moment, de voir d’où elle vient, de comprendre mes pensées et de finalement me dire que je n’ai pas envie de me sentir coupable dans cette situation.


La culpabilité venant de nos pensées et n’étant pas une réalité, nous avons le plein pouvoir sur le fait de choisir si oui ou non nous voulons continuer à nous sentir coupable pour telle ou telle action.


Lorsque l’on est dans ce cercle de la culpabilité, on peut avoir tendance à ne se focaliser que sur le négatif et oublier tout ce qui va bien.


La culpabilité est très personnelle et c’est vous qui vous l’imposez, elle vient de vous et uniquement de vous (sauf dans un cadre juridique évidemment).


Cela n’amènera rien de bon de rester dans sa culpabilité à part vous maintenir dans des émotions désagréables et vous empêcher de grandir et d’avancer.


Je vous rappelle aussi que vous n’êtes pas parfaites et que personne ne l’est et que c’est très bien comme cela.


Accepter son imperfection est un acte altruiste car on autorise alors l’autre à être imparfait à son tour.


Si cet article vous a plu et que vous voulez l’écouter étoffer de plein de petits exemples notamment liés à la culpabilité de manger, vous pouvez le retrouver sous forme de podcast.

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