• Hortense

Pourquoi un cookie c'est le kiffe du siècle !

Les humains recherchent du plaisir, à la fois parce que c’est le mécanisme en place pour que l’on fasse les activités nécessaires à notre survie et parce que notre cerveau veut nous éviter de ressentir des émotions désagréables.


Pourquoi nous allons vers le plaisir


Nous sommes des êtres de plaisir, notre cerveau est programmé pour nous donner l’expérience humaine la plus plaisante, c’est ce qu’il recherche.


Tout ce qui est nécessaire à notre survie ou la survie de l’espèce humaine apporte du plaisir : manger, dormir, faire l’amour, être en connexion aux autres… C’est le moyen que notre cerveau a trouvé pour être sûr que l’on y revienne.


Lorsque l’on vit une expérience déplaisante (émotions désagréables type stress, colère, tristesse…) le cerveau va assez rapidement vouloir nous faire sortir de cet état et nous conduire vers du plaisir court terme et immédiat : alcool, cigarette, drogue, nourriture.


Les hormones du plaisir


Le plaisir que nous ressentons est causé par des hormones du plaisir, nous en avons plusieurs :


  • L’endorphine : hormone du bien-être produite par le sport et le rire, elle permet de réduire le stress et de créer un sentiment de bien-être.

  • La dopamine : hormone de plaisir sécrétée lorsque l’on mange, que l’on gagne à un jeu ou que l’on atteint des objectifs.

  • La sérotonine : hormone du bonheur, stimulée par le sport et le soleil.

  • L’ocytocine : hormone sociale, produite quand on est en interaction avec d’autres.


Plaisir et dopamine


La dopamine est donc l’hormone sécrétée lorsque l’on mange.




Dès que notre cerveau veut du plaisir, doit faire face à une émotion désagréable, une situation compliquée, il va nous présenter des pensées d’alimentation pour que l’on mange et que l’on sécrète de la dopamine qui va nous apporter le plaisir qu’il veut pour contrebalancer l’inconfort que la situation nous fait vivre.


Le business du plaisir


Les industriels connaissent bien ces mécanismes hormonaux et du coup ils en ont fait un business :


  • Pornographie

  • Alimentation

  • Drogues

  • Réseaux sociaux

  • Casinos


C’est comme si le plaisir apporté par l’alimentation, les relations sociales, les jeux étaient concentré au maximum à un endroit et accessible 24h sur 24 et 7 jours sur 7.


Notre cerveau s’habitue à cette haute dose de plaisir et en redemande de plus en plus et il a surtout, accessible facilement, de forte dose de plaisir dans tous les domaines qui vont lui faire sécréter ses hormones de plaisir.


La dépendance au sucre


Il a été mis en évidence un lien entre l’insuline et la dopamine, plus on sécrète d’insuline, plus on sécrète de dopamine.


Donc le cerveau a compris que les aliments qui font lever l’insuline feront lever la dopamine.



Ces aliments sont les aliments riches en sucres raffinés, les produits industriels :


  • Tout ce qui contient du sucre de synthèse

  • Les farines

  • Les produits transformés (sauces, plats tout prêts…)


En gros tout ce qui ne poussent pas sur un arbre ou dans le sol et qui n’a pas de parents.


Plus on va sécréter de dopamine, plus il va en falloir pour ressentir la même dose de plaisir.


Du coup notre cerveau va en vouloir de plus en plus et nous allons même être moins réceptifs au goût du sucre notamment.


Le cerveau va réclamer à manger ces aliments via les « appels au sucre », que l’on prend pour de la faim lorsque l’on n’est pas calibré, c’est-à-dire lorsque nos sensations de faim et de satiété ne sont pas claires.


J’ai écrit un article pour comprendre le rôle de l’insuline dans les sensations de faim et de satiété et deux autres pour apprendre à mettre tout cela en pratique.


Comme le cerveau a compris que qui dit taux élevé d’insuline dit taux élevé de dopamine, il va nous faire particulièrement penser aux aliments transformés, sucrés, type hamburgers et chocolat et non pas broccoli et blanc de poulet.


Arrêter le sucre


L’avantage c’est qu’assez rapidement, si on se sèvre, notamment en sucre raffiné, le cerveau va arrêter de nous en demander et les pensées quotidiennes concernant la tablette de chocolat vont vraiment diminuer voire disparaître !


Petit à petit, le goût des aliments va changer aussi et l’on va se remettre à ressentir le vrai goût du sucre.


Le sucre n’a aucun intérêt pour le corps (le sucre raffiné, pas celui que contiennent par exemple les fruits), cela n’apporte aucune valeur nutritionnelle, aucun nutriment ou vitamines dont nous avons besoin.


Le plaisir en pratique


Le but ça n’est pas de ne plus jamais manger de sucre ou de produits raffinés mais c’est de comprendre le mécanisme dans le cerveau et de comprendre que cela ne nous nourrit pas.


La première prise de conscience à avoir peut-être d’apprendre à différencier les moments où je mange pour le plaisir des moments où je mange pour me nourrir et de comprendre la différence entre faim et appel au sucre. (Cela peut demander plusieurs semaines/mois avant d’être vraiment clair et va souvent nécessiter d’apprendre à retrouver ses sensations de faim et de satiété, le jeûne intermittent est un bon levier.)



Nous sommes donc cernés par le plaisir, entre les mécanismes en place pour être sûr que l’on ait du plaisir en pratiquant les activités nécessaires à notre survie et le besoin de notre cerveau de nous rendre notre expérience de vie plaisante, il est difficile d’échapper au plaisir.


Sauf que le monde du business s’est engouffré dans la brèche et a rendu non seulement le plaisir accessible très facilement mais aussi très « concentré ».


Si vous en avez marre que votre source de plaisir aujourd’hui ce soit les cookies et que vous avez envie de sortir de la dépendance à tout cela, j’ai créé une mini formation gratuite : les 3 clés pour perdre du poids durablement.


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