• Hortense

Ce que les autres pensent de notre corps ne nous appartient pas

Vous êtes-vous déjà demandé si toutes ces pensées négatives que vous aviez sur vous-même vous appartenaient vraiment ?


Nous avons tendance à nous approprier les pensées des autres et les adopter comme si elles étaient les nôtres tant nous sommes influencés jusque dans notre inconscient par le regard des autres.


C’est normal, nous le faisons tous car nous ne prenons que rarement la peine de regarder nos pensées et de les questionner.


Mais souvent nous nous enfermons dans ces pensées et elles deviennent notre identité alors même qu’elles ne nous appartiennent pas.


Nous pouvons choisir nos pensées et nos pensées ne sont pas la réalité, ce sont deux notions essentielles pour avancer dans l’acceptation de son corps.


C’est ce que cet article vous propose, de remettre à plat l’image que vous avez de votre corps pour reprendre ce qui vous appartient et laisser aux autres ce qui leur appartient !


L’ORIGINE D’UNE RELATION AU CORPS COMPLIQUE


Les raisons pour lesquelles nous n’aimons pas notre corps peuvent être multiples et elles dépendent de chacun, j’ai envie de vous partager ici celles que je vois le plus souvent revenir parmi les femmes que je coache :


1- L’influence de l’image


Nous sommes bombardés en permanence d’image de corps « parfaits » et de femmes dénudées, de la publicité pour un parfum à un nouveau modèle de voiture, le corps des femmes est en permanence mis en avant et même s’il y a du mieux dans certains domaines, les corps que l’on nous montre sont retouchés, travaillés, faux.


Intellectuellement on le sait mais notre cerveau, exposé en permanence à ce genre d’images, l’oublie et se compare, s’identifie et insidieusement va induire une relation de plus en plus complexe avec notre corps à nous, qui est parfois très loin des corps que l’on voit dans les magazines.


Je parle ici de publicité mais il en va de même avec les réseaux sociaux, la culture de l’image dans laquelle nous évoluons en général nous martèle d’image de corps en permanence.


(ce genre d'image on en veut bien par contre 😂)


2- Les remarques des autres


L’école, le collège et le lycée ne nous ont souvent pas épargnés.


C’est incroyable le nombre de coachées qui me parlent dès le premier rendez-vous de remarques qu’elles ont reçues 15, 20 ou 30 ans plus tôt et qui restent pourtant très présentes dans leur mémoire.


3- Les goûts des autres


Cela rejoint les remarques des autres dont je viens de parler. Lorsque l'on reçoit des remarques, ce sont les goûts des autres que l’on se prend en pleine figure et qui viennent entacher notre image de nous-mêmes.


Un exemple que j’entends souvent concerne la poitrine des filles à l’adolescence, entre celles qui en ont trop ou trop peu (aux yeux des autres), les remarquent fusent.


Un collégien pré pubère qui dit à une fille qu’elle a de trop gros seins ne fait que lui partager une opinion, une pensée mais qu’est-ce que cela veut dire « trop gros » ? Par rapport à qui ? Par rapport à quoi ? En réalité ça ne veut rien dire !



4- Le comportement des autres


Selon l’INED, au cours de sa vie, une femme sur 26 est violée et une femme sur 7 est agressée sexuellement.


Ces statistiques font froid dans le dos et ces violences subies sont très souvent la cause d’une relation à son corps compliquée.


Le corps ayant été souillé, nous le rejetons, nous n’arrivons pas à l’aimer pensant qu’il est synonyme de danger et beaucoup de femmes prennent du poids pour se construire une enveloppe physique protectrice et parfois même qu’elles qualifient de « dégoutantes » pour ne pas attirer les autres.


CE QUE PENSES LES AUTRES NE NOUS APPARTIENT PAS


Vous êtes-vous déjà demandé d’où vient cette haine de votre ventre ?


Pourquoi lorsque vous le regardez-vous ne voyez qu’un truc flasque qui pendouille et vous dégoûte ? D’où cela vient-il ?


Lorsque l’on cherche bien, on réalise souvent que cela vient d’une remarque d’un ancien copain/copine, d’une pote qui nous a vu en maillot de bain et a lâché une remarque…


Est-ce que si vous n’aviez jamais connu ces personnes ou entendu ces remarques vous penseriez la même chose ? Est-ce que les pensées que vous avez de vous-même vous appartiennent ?


Posez-vous la question et arrêtez de vous identifier aux pensées des autres.


Chaque personne sur terre a sa propre carte du monde, sa propre vision unique de voir les choses et quoi de plus subjectif que la beauté d’un corps ?


Êtes-vous ok avec le fait de vous pourrir l’existence à cause de pensées qui ne vous appartiennent pas ?


CHANGER SON CORPS PASSE PAR UN TRAVAIL D’ACCEPTATION


Lorsque l’on n’aime pas quelque chose dans sa vie qu’est-ce que l’on fait ?


On va essayer de changer ce que l’on n’aime pas en en ayant moins et rajouter plus de ce que l’on aime.


Si je n’aime pas mon travail, je ne vais pas arrêter d’y aller du jour au lendemain, je vais développer des activités en dehors du travail qui me ressourcent et regarder à changer, me réorienter, trouver un autre emploi, changer de voie…


Si je reste dans un cercle vicieux de rejet de mon travail et de ma vie, je n’avance pas et je ne peux pas avoir l’énergie nécessaire pour améliorer ma vie.


C’est pareil pour le corps.


Nous avons souvent peur d’accepter notre corps car nous pensons que l’accepter signifiera ne pas le changer.


C’est juste une croyance, en réalité en acceptant son corps tel qu’il est aujourd’hui, on peut être dans une énergie plus positive et mettre en place des actions pour l’améliorer et se rapprocher du corps que l’on désire.




PASSER DE LA HAINE A L’AMOUR


On ne passe pas en quelques jours d’une relation à son corps de rejet à une relation d’amour profond, cela demande du temps et de la patience.


La première chose que l’on peut faire c’est sonder son discours intérieur aujourd’hui, se demander quelles sont les pensées que l’on a à propos de soi et se demander ensuite, dans un monde idéal quelles seraient les pensées que l’on aimerait avoir, la relation idéale à soi.


Passer de l’un à l’autre, sans étapes, est souvent impossible mais l’on peut se demander quelles seraient les pensées intermédiaires.


Si aujourd’hui je pense de moi que je suis répugnante et énorme et que j’aimerais me trouver jolie et attirante, je peux passer par différentes étapes : « j’ai un corps qui me permet de mener une vie que je choisie », « j’ai un corps qui me permet de ressentir des émotions agréables », « j’ai un corps qui me permet de me déplacer »…


On peut ainsi travailler à changer petit à petit son discours intérieur et ne plus se laisser envahir par des pensées de haine et adopter peu à peu des pensées plus neutres qui conduiront avec le temps à des pensées d’amour.



Notre relation à notre corps est plus complexe que simplement de la haine, de la neutralité ou de l’amour, elle est empreinte pour une très grande part de nos expériences et des autres.


Notre passé a une influence, les remarques que l’on a pu entendre, les gens que l’on côtoie… N’oublions pas certaines choses néanmoins.


Le passé ne pourra jamais être réécrit et c’est ce que nous en faisons aujourd’hui qui compte, ai-je envie de vivre prisonnière des épreuves du passé jusqu’à me créer un présent invivable ?


Les remarques, les gens, ne sont pas nous. Nous sommes uniques, eux aussi, ce qu’ils disent ou pensent ne nous appartient pas.


Ne laissons pas les évènements ni les autres influencer l’image que l’on a de nous-même au point de nous éloigner de l’amour de soi.


S’aimer tel que l’on est ne signifie pas ne pas vouloir changer, je suis convaincue que pour changer, un travail d’acceptation et d’amour de soi est nécessaire en amont.


Si vous souhaitez entamer cette démarche de changement et d’amour de vous, j’ouvre les portes de mon programme de coaching le 11 janvier 2021 et je suis actuellement en train de remplir les places, vous pouvez prendre un premier rendez-vous gratuit avec moi pour voir si ce programme est la prochaine étape pour vous.







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